


L'Association suisse des journalistes de langue française a été fondée le 27 novembre 1959 à Lausanne. Son comité provisoire était présidé par Claude Bodinier. Elle se rattache, dès ce début, à l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (UIJPLF), créée en mai 1952 par le journaliste canadien Dostaler O'Leary.
Le but de l'UIJPLF est, comme l'indiquent ses statuts, de veiller à la sauvegarde et au progrès de la langue française, de resserrer les liens confraternels, de développer les échanges entre tous les journaux francophones et de favoriser leur coopération sur les plans de l'information, de la formation professionnelle et de la technique.
Elle organise chaque année des congrès qui offrent à des journalistes venus des cinq continents l'occasion de se rencontrer, d'échanger leurs expériences et d'étudier ensemble les problèmes qui se posent à eux sous les climats les plus divers. Elle a eu, au cours des années, trois présidents suisses: les Neuchâtelois René Braichet et Claude Bodinier et, de 1977 à 1993, le Vaudois Jean-Marie Vodoz.
L'association suisse des journalistes de langue française (ASJLF) compte près de 260 membres. Elle édite deux publications, Alouette, un bulletin destiné à ses membres comme à des abonnés de l'extérieur, et Défense du français, fiches qui précisent le sens et l'évolution des mots les plus couramment employés dans les médias. Ces fiches, qu'apprécient non seulement les journalistes, mais de nombreux traducteurs, enseignants, écrivains... étaient rédigées par un ancien correcteur de talent, Monsieur René Belakovsky, aujourd'hui décédé, et remplacé par M. André Panchaud.
L'Association suisse a organisé pendant 14 ans le concours du "Bec d'Or" qui récompensait les publicités les mieux rédigées et gratifiait d'une "perle" (d'inculture) les plus mauvaises d'entre elles.
Présidée d'abord par Claude Bodinier, puis par Jean-Marie Vodoz, l'Association est placée aujourd'hui sous la direction de Daniel Favre.
